Initiatives collectives et développement social : Les deux propositions de travail

Par Cathy Bousquet et Elsa Piou Iliassi, cadres pédagogiques à l'IRTS LR.

Proposition n°1

Publication des journées d'études du 9 décembre 2009 et 4 mars 2010. Ces deux journées se sont tenues dans la continuité des travaux du Laboratoire de recherche et d'expérimentation de l'Intervention Sociale d'Intérêt Collectif de l'IRTS-LR, dit Labo ISIC.

>> Accéder à la présentation des deux journées >>


Proposition n°2

Projet d'étude : "Participation et Initiatives Citoyennes".

A. Formulation du contexte de la recherche
Le projet de recherche a émergé dans le cadre de rencontres organisées par le PRDS avec des professionnels de l’intervention sociale et éducative, et plus précisément au cours de :
- deux journées d’étude sur les questions de participation (le 1er octobre 2010 et le 18 février 2011 ; ces journées ont réuni 130 et 50 personnes) ; et
- deux actions de professionnalisation sur la mise en œuvre et l’accompagnement de démarches de développement social (ces actions de professionnalisation de 3 jours chacune, ont été organisées de novembre 2010 à février 2011, regroupant 20 professionnels de « terrain » d’une part et 16 cadres d’autre part).
Les professionnels présents ont fait valoir à plusieurs reprises des difficultés à identifier des initiatives citoyennes, mais également à mobiliser et « faire participer » des habitants à des espaces de réflexion et de mise en œuvre de projet. Si cette question de la place des habitants / usagers / citoyens est centrale dans les démarches de développement social, les professionnels faisaient valoir les aspects suivants :

  • 1/ des difficultés et des craintes concernant leur rôle, leur posture, leur légitimité, les liens avec une approche plus politique (démocratie) ;
  • 2/ des freins institutionnels, malgré une possible injonction à « faire participer » ; une évolution du contexte global et des logiques de plus en plus « descendantes » ; 3/ des questionnements d’ordre méthodologique : par où commencer, comment s’y prendre.

Parmi les professionnels présents (associatifs et institutionnels), une large majorité d’entre eux sont confrontés à des difficultés concernant la mobilisation d’habitants dans des projets et dispositifs.
Ils observent un « repli sur soi », un individualisme croissant, qui contribue selon eux à limiter la démarche participative.
Si la question est souvent posée sous forme de pourquoi : « Pourquoi les habitants ne participent-ils pas ? » « Pourquoi ne sont-ils pas venus ? » Les journées d’étude ont notamment permis de déplacer les questionnements : « Comment la participation est elle pensée ? » « Pourquoi viendraient ils ? »
Au-delà de questionnements sur la participation, cela pose la question des marges de manœuvre des professionnels et des habitants de s’inscrire dans une dynamique démocratique.
Dans quelles mesures font-ils société et contribuent ils à « faire » la société ?
Le travail proposé concerne les initiatives collectives (habitants, citoyens, usagers, associations, professionnels).

Nous partons du postulat que des enseignements peuvent être tirés des dynamiques existantes en termes de mobilisation, de production d’effets, et que ces enseignements pourraient être partagés avec les professionnels de l’intervention sociale et éducative.

>> Suite de la présentation du projet d'étude >>

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